60 : Nouveaux contes pour les enfants

L’auteur : Alexandrine-Sophie de Bawr
Période : 19ème siècle
Le roman : Nouveaux contes pour les enfants
1ère phrase : « Il était sept heures du matin, et le jour paraissait depuis peu; car on était au mois d’octobre.»
Créativ’idée : Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt et à ceux qui entreprennent. Tel serait le résumé du premier conte de ce recueil. Encore des contes, encore pour les enfants, éh oui, à croire que le 19ème aimait aussi encourager les petites têtes blondes. Bien que cette histoire montre comment un petit garçon réussit sa vie à force de dur labeur, je retiendrai un seul point : toujours croire en soi et en sa bonne étoile, toute rencontre toute épreuve n’est jamais due au hasard, elle est juste là pour nous apprendre quelque chose, à nous de savoir décrypter cette leçon et de nous en servir.

59 : Le spleen de Paris

L’auteur : Charles Baudelaire
Période : 19ème siècle
Le roman : Le spleen de Paris
1ère phrase : « Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu’il n’a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue, alternativement et réciproquement. Considérez, je vous prie, quelles admirables commodités cette combinaison nous offre à tous, à vous, à moi et au lecteur. Nous pouvons couper où nous voulons, moi ma rêverie, vous le manuscrit, le lecteur sa lecture ; car je ne suspends pas la volonté rétive de celui-ci au fil interminable d’une intrigue superflue.»
Créativ’idée : Une fois de plus, je triche. Ce n’est pas la première phrase mais les trois premières phrases que je partage avec vous car il est vrai dans la lecture, la plus grande liberté est de pouvoir s’arrêter où l’on veut et même au milieu d’une phrase, dingos que nous sommes 🙂 La liberté d’annoter le livre, de corner une page, tout est possible, les mots deviennent nôtres et nous espérons parfois pouvoir partager ce que nous avons ressenti lors de la lecture avec d’autres. Un univers s’ouvre avec chaque livre.

58 : Beauté et bonté

L’auteur : Anaïs, Comtesse de Bassanville
Période : 19ème siècle
Le roman : Beauté et bonté
1ère phrase : « On était au mois de mai, et il faisait une de ces joyeuses journées de printemps pendant lesquelles Paris commence à se dépeupler, tant tout ce qui n’est pas condamné à la capitale à perpétuité a hâte d’aller jouir de cette belle et fraîche verdure qui, chez nous, vient si tard et dure si peu.»
Créativ’idée : Cette image allie à mes yeux les deux mots du titre, la beauté du ciel et j’ai vu dans les nuages roses barbe à papa l’idée de la bonté, celle qui est si douce quand on la rencontre. Être doux pour autrui, apporter le bien autour de soi, n’est-ce pas une bonne habitude à prendre ? Est-il vraiment nécessaire de continuer à écouter un ego avare de bons conseils ?

57 : Peter Pan dans les Jardins de Kensington

L’auteur : J.M. Barrie
Période : 19ème siècle
Le roman : Piter Pan dans les Jardins de Kensington
1ère phrase : « Vous verrez par vous-mêmes qu’il vous sera difficile de suivre les aventures de Piter Pan si vous n’êtes pas familiers avec les Jardins de Kensington»
Créativ’idée : Une prairie (celle évoquant les Jardins de Kensington à Londres), des nuages un peu soufflés par le vent, pour évoquer la possibilité qu’a Peter Pan à voler. Le titre original est avec Peter écrit Piter. Il y a sûrement une raison, mais cela me donne l’occasion de nous montrer que notre cerveau buggue quand il voit écrit Piter avec un i. Pourtant un i n’est qu’une toute petite lettre, un segment avec un point au-dessus de sa tête et pourtant une seule lettre vous manque et le mot est comme déformé. Notre cerveau s’habitue aux choses. Et si pour transformer nos vies, nous l’habituions progressivement à d’autres choses, alors il bugguera au début, mais il finira par s’habituer : tout est question de douceur et de persévérance.

56 : Un jardin sur l’Oronte

L’auteur : Maurice Barrès
Période : 20ème siècle
Le roman : Un jardin sur l’Oronte
1ère phrase : « À la fin d’une brûlante journée de juin 1914, j’étais assis au bord de l’Oronte dans un petit café de l’antique Hamah, en Syrie.»
Créativ’idée : Le narrateur se souvient au cours des premières pages de l’un de ses voyages en Syrie comme d’un trésor dans sa mémoire. Quoi de mieux que de se souvenir des petites pépites glanées au fil des ans et qui sont là pour nous rappeler et nous porter à toujours ouvrir nos yeux pour profiter du moment présent et en chercher la pépite cachée, celle qui fera que cet instant demeurera gravé dans notre mémoire. Chercheur de pépites de vie, quelle belle mission !

55 : Bluette et coquelicot

L’auteur : Maurice Barr
Période : 19ème siècle
Le roman : Bluette et coquelicot
1ère phrase : « Au milieu d’un beau champ de blé jaune comme l’or, s’épanouissaient au soleil d’été la petite Bluette et le large Coquelicot.»
Créativ’idée : Le petit texte accompagnant le titre était « Petit conte instructif pour les enfants ». Deux fleurs qui discutent : une bluette et un coquelicot malheureux de leur sort et qui vont faire un grand périple grâce à la Fée. De quoi donner de nombreux exemples pour instruire les enfants. Mes enfants sont grands maintenant et bien que certaines belles histoires avec belle morale intégrée soient toujours bonnes à prendre. La société actuelle a tellement progressé que le petit conte instructif pour les enfants est plutôt celui que nous vivons au quotidien avec eux, les petites leçons du quotidien, les moments partagés plutôt que les grandes leçons un peu vagues et trop éloignées de ce qu’ils vivent.

54 : Les Diaboliques

L’auteur : Jules Barbey d’Aurevilly
Période : 19ème siècle
Le roman : Les diaboliques
1ère phrase : « Il y a terriblement d’années, je m’en allais chasser le gibier d’eau dans les marais de l’Ouest, – et comme il n’y avait pas alors de chemins de fer dans le pays où il me fallait voyager, je prenais la diligence de *** qui passait à la patte d’oie du château de Rueil et qui, pour le moment, n’avait dans son coupé qu’une seule personne.»
Créativ’idée : La diligence et la chasse ne m’ont pas beaucoup inspirées, j’avoue. Le titre par contre, beaucoup plus, que j’ai évoqué par le feu. Le bien, le mal : 50-50. J’aimerais que cela penche plutôt vers le bien mais comment apprécier le bonheur s’il n’y a pas de moments moins heureux, c’est ainsi que je supporte les aléas quand ils se présentent. Diaboliques également pour ce que cela inspire de peur et rien de tel que la peur pour empêcher d’évoluer, pour rester là terré. Se débarrasser de ses peurs, c’est se libérer de ses chaînes, c’est aller de l’avant. On a souvent peur de choses que l’on ne maitrise pas, alors si on ne les maitrise pas, pourquoi s’en faire ? quoiqu’il se passe nous n’avons pas de prise, alors autant lâcher prise

53 : L’assassinat du Pont-Rouge

L’auteur : Charles Barbara
Période : 19ème siècle
Le roman : L’assassinat du Pont-Rouge
1ère phrase : « Dans une chambre claire, inondée des rayons du soleil d’avril, deux jeunes gens déjeunaient et causaient.»
Créativ’idée : Je ne suis pas parvenue à obtenir l’image que j’avais en tête pour illustrer au mieux cette phrase. Alors j’ai appelé la fée Créativité, ma copine et elle m’a soufflé l’idée du pont… Facile, ok 🙂 Cette situation est la parfaite illustration dont je gère les soucis. Un souci me bloque dans ce que je souhaite faire, je tente 30 secondes de le prendre de face et si cela fonctionne, c’est parfait, sinon je le contourne et je réussis à le désamorcer.

52 : Un blessé

L’auteur : Adolphe Badin
Période : 19ème siècle
Le roman : Un blessé
1ère phrase : « Cette nuit-là, le froid était épouvantable.»
Créativ’idée : Mon cerveau est mon meilleur ami. 🙂 Il suffise que je lise cette phrase ou que je regarde cette image et j’ai aussitôt des frissons. Pratique un jour de canicule. Et en attendant comment utiliser ce potentiel ? Par la visualisation, encore et encore, se mettre en situation à l’avance, se voir en train de faire quelque chose, s’imaginer ce qu’on dira, ce qu’on ressentira. Se voir soi et se voir avec ses propres yeux pour être à la fois acteur et spectateur de cette situation à venir. Rien de mieux pour l’organiser au mieux et être plus à l’aise quand elle viendra. Et rien de tel pour booster sa confiance en soi.