51 : Le roi du Klondike

L’auteur : Raymond Auzias-Turenne
Période : 1901
Le roman : Le roi du Klondike
1ère phrase : « Les dieux ne sont pas morts ; seulement, pour nous punir d’avoir perdu la foi, ils ont quitté la terre, et la triste planète s’en va, se refroidissant toujours, de par l’éternité.»
Créativ’idée : Les deux premiers chapitres de ce livre… (éh oui, j’ai cédé à la tentation de lire plus que la première phrase afin de voir où l’auteur m’emmenait)… donnent un avant-goût de la série Mad Men (j’ai juste vu les premiers épisodes, mais ils m’ont donné la même impression). Une monde d’hommes, la bourse et une très jolie femme qui se trouve au milieu de cela. Un rythme enlevé, léger. L’image que j’ai choisie évoque à la fois les dieux de la première phrase et le roi du titre, le soleil reprend l’or de sa couronne. Le rythme est plus grave pour le reste du livre. Cependant ces deux chapitres m’ont conné le cœur léger (et soit dit en passant : je viens de passer 50 articles en 50 jours – la créativité est un art qui s’exerce au quotidien auto-congratulations 🙂 )

50 : Persuasion

L’auteur : Jane Austen
Période : 19ème siècle
Le roman : Persuasion
1ère phrase : « Sir Walter Elliot, de Kellynch-Hall, dans le comté de Somerset, n’avait jamais touché un livre pour son propre amusement, si ce n’est le livre héraldique.»
Créativ’idée : Ah le pauvre homme. Vivre sans livres. Les livres sont des amis. Ils véhiculent des idées, des rêves et même des pays lointains ou imaginaires. Lire ouvre des espaces illimités. Et même si l’on n’aime pas lire, les livres audios sont maintenant une béquille pour s’ouvrir au monde malgré tout. Chaque mot est un monde à lui seul et un livre peut t’aider à soigner n’importe quelle émotion, il suffit de sélectionner le bon, il te rendra plus fort. Invite un livre dans ta vie dès aujourd’hui. Ai-je fait preuve de persuasion ? 🙂

49 : Contes de fées

L’auteur : Marie Catherine, comtesse d’Aulnoy
Période : 17ème siècle
Le roman : Contes de fées
1ère phrase : « Une jeune princesse d’une beauté infinie, était souveraine d’une île où rien ne manquait de ce qui fait les désirs de tous les hommes ; les maisons y étaient couvertes de lames d’or, et les temples et les palais en étaient pavés.»
Créativ’idée : La vie parfaite sur cette île ? Probablement car c’est un conte de fées 🙂 La tienne est-elle à la hauteur de tes espérances ? Pas encore ? Alors je te propose de placer toute ton énergie en toi et de parier sur toi. Forme-toi, lis, apprends, développe tes capacités, entretiens tes connaissances… Il n’y a que comme ça que tu progresseras

48 : Le midi bouge

L’auteur : Paul Arène
Période : 19ème siècle
Le roman : Le midi bouge
1ère phrase : « Il faut moins que rien, en vérité! pour changer parfois au réveil les dispositions intimes de l’heureux possesseur d’un Moi tant soit peu subtil et précieux.»
Créativ’idée : J’ai choisi cette photo pour deux raisons : d’une part, c’était une danseuse et cela renvoyait au titre du roman avec le mouvement et d’autre part, le nombril, car c’est l’ego qui ressort de cette analyse très courte sur le Moi dans la première phrase. L’auto-analyse dès le réveil aurait tendance à alourdir le début de journée. « Comment, vas-tu, Moi ? » S’ouvrir aux autres, s’ouvrir à la vie à l’extérieur de soi, se rendre utile, se sentir utile, voilà de quoi éclairer une journée… Sortir de son Moi, une expérience à vivre 🙂

47 : Ariane, jeune fille russe

L’auteur : Claude Anet
Période : 19ème siècle
Le roman : Ariane, jeune fille russe
1ère phrase : « Un ciel d’une limpidité presque orientale, un beau ciel clair, lumineux, bleu comme une turquoise de Nichapour, s’étendait au-dessus des maisons et des jardins de la ville encore endormie.»
Créativ’idée : Ce roman a été adaptée au cinéma en 1957 par Billy Wilder, avec, comme interprètes principaux, Audrey Hepburn, Gary Cooper et Maurice Chevalier. Je n’ai pu échapper à l’envie de revoir quelques photos d’Audrey Hepburn, sa classe, son élégance. Qu’elle était jolie, brillante. Je lui laisse le mot de la fin en la citant « Nothing is impossible. The word itself says I’m possible ». Tout est possible…

46 : Contes

L’auteur : Hans Christian Andersen
Période : 19ème siècle
Le roman : Contes
1ère phrase : « Il y avait une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères, car ils étaient nés d’une vieille cuiller de plomb.»
Créativ’idée : Monsieur Andersen, s’il vous plait. Oui, oui, je reçois aussi des auteurs encore connus 🙂 Cette première phrase m’a déjà orientée vers les rapports entre frères mais là, 25, je me suis sentie un peu dépassée par le nombre. Alors j’ai pensé que le plus important était de me concentrer sur la source, la cuillère. Quand la vie nous chamboule, nous désoriente, quoi de plus salutaire qu’un retour aux sources. Quelque soit ce port d’attache, qu’il soit sur Terre ou juste dans notre tête, nous avons besoin de cet endroit calme où tout est en harmonie, et où nous pouvons poser nos valises pour nous ressourcer.

45 : Au pays des cigales

L’auteur : Camille Allary
Période : 19ème siècle
Le roman : Au pays des cigales
1ère phrase : « Ce matin, de très bonne heure, une grande clameur m’a réveillé»
Créativ’idée : J’avoue, j’ai un peu triché. Ce livre est lui aussi constitué de plusieurs histoires et la première avait une première phrase de quelques mots « Es-tu bien assis, là ? ». Cela m’a pas paru un peu court. J’ai lu cette première histoire toute rafraîchissante et amusante, un peu comme du Pagnol. Peut-être est-ce les cigales ? Alors je suis allée piocher ma première phrase dans la deuxième histoire. Et quelle jolie phrase : Réveillé par une clameur. Celle du soleil qui se lève et nous oblige à cligner pour ne pas être éblouis ? Clameur dans la cuisine autour du café chaud ? (Toute référence à l’ami du petit-déjeuner n’est pas totalement fortuite 🙂 ) Clameur de notre cerveau qui nous dit « c’est aujourd’hui, le premier jour du reste de ta vie, vas-y, construit » et cela m’a fait aussi penser à Calme en changeant les lettres de place. Le calme du matin qui se lève, de la brume sur la vallée, des oiseaux qui chantent à l’aube, du retour du printemps. Tout est en éveil.

44 : Chez les bêtes

L’auteur : Jeanne Leroy-Allais
Période : 19ème siècle
Le roman : Chez les bêtes
1ère phrase : « Vat-et-Vient était né sur un beau cuirassé d’escadre qui s’appelait le Vercingétorix.»
Créativ’idée : Chez les bêtes est un recueil de petites histoires comme des fables avec une morale à la fin. Je ne saurais dire si c’était le genre d’histoires destinées aux enfants. Un peu lugubres et avec une morale un peu plombante. Alors que m’évoque cette première phrase ? un peu l’anti-thèse de cette première histoire (attention, je raconte la fin) où ce petit rat nommé Vat-et-Vient finit ses jours à bord du Vercingétorix anéanti par un dératiseur, car il n’a pas su résister à son appétit. Tout au long de l’histoire, c’est un peu comme si ce pauvre rat était né avec une étiquette et c’est cette étiquette qui l’a tuée. Pour moi, ce n’est pas ton passé qui te construit mais ce que tu fais à l’instant présent. Libre à toi de changer de vie, de cap, d’avis… Rien n’est immuable… Il suffit de prendre la décision et de s’y tenir, sauf si l’on est un rat du nom de Vat-et-Vient 🙂

43 : Deux et deux font cinq

L’auteur : Alphonse Allais
Période : 19ème siècle
Le roman : Deux et deux font cinq
1ère phrase : « Je le connus dans une vague brasserie du Quartier Latin.»
Créativ’idée : Ce roman est un recueil de nombreuses histoires. Celle-ci parle d’un homme qui se définit uniquement par rapport à des personnages historiques perdant ainsi son identité propre. ET toi, comment te définis-tu ? As-tu déjà pris un papier et un crayon pour dresser ton portrait, tes points forts, les secteurs où tu pourrais t’améliorer. Prendre un moment pour soi pour faire le point.