64 : Paul et Virginie

L’auteur : Bernardin de Saint-Pierre
Période : 19ème siècle
Le roman : Paul et Virginie
1ère phrase : « Sur le côté oriental de la montagne qui s’élève derrière le Port-Louis de l’île de France, on voit, dans un terrain jadis cultivé, les ruines de deux petites cabanes.»
Créativ’idée : Première fois que je vois un livre de 340 pages avec un préambule de 130 pages… que je n’ai pas lu, juste parcouru, l’auteur avait beaucoup à commenter cette réédition. Pourquoi tenter de justifier ou de donner un contexte à ses écrits ? A mes yeux, cela reste la liberté de l’auteur et se trouve dans sa relation avec le lecteur. En imaginant que j’écrive un livre un jour, je préfèrerais laisser le lecteur découvrir par lui-même et se faire sa propre interprétation de ce que j’écris, quitte à se tromper sur le sens que je donnais initialement, pour respecter sa liberté de penser, même de façon erronée 🙂

59 : Le spleen de Paris

L’auteur : Charles Baudelaire
Période : 19ème siècle
Le roman : Le spleen de Paris
1ère phrase : « Mon cher ami, je vous envoie un petit ouvrage dont on ne pourrait pas dire, sans injustice, qu’il n’a ni queue ni tête, puisque tout, au contraire, y est à la fois tête et queue, alternativement et réciproquement. Considérez, je vous prie, quelles admirables commodités cette combinaison nous offre à tous, à vous, à moi et au lecteur. Nous pouvons couper où nous voulons, moi ma rêverie, vous le manuscrit, le lecteur sa lecture ; car je ne suspends pas la volonté rétive de celui-ci au fil interminable d’une intrigue superflue.»
Créativ’idée : Une fois de plus, je triche. Ce n’est pas la première phrase mais les trois premières phrases que je partage avec vous car il est vrai dans la lecture, la plus grande liberté est de pouvoir s’arrêter où l’on veut et même au milieu d’une phrase, dingos que nous sommes 🙂 La liberté d’annoter le livre, de corner une page, tout est possible, les mots deviennent nôtres et nous espérons parfois pouvoir partager ce que nous avons ressenti lors de la lecture avec d’autres. Un univers s’ouvre avec chaque livre.