72 : Contes à mes petites amies

L’auteur : Jean-Nicolas Bouilly
Période : 19ème siècle
Le roman : Contes à mes petites amies
1ère phrase : «C’est une grande erreur et souvent une grand injustice, que de juger des personnes qu’on rencontre dans le monde d’après leur extérieur.»
Créativ’idée : Ah ! quelle jolie phrase ! J’approuve totalement. Nous connaissons si peu les personnes que nous rencontrons, que nous côtoyons, même parfois nos proches nous paraissent inconnus dans certaines de leurs réactions. Gardons-nous de les juger, ni sur leur apparence, ni sur leurs actions. Nous ne connaissons rien de leur manière de penser et pour ceux qui ne nous sont pas proches, nous ne connaissons pas leur vie. Je crois que c’est Napoleon Hill qui disait : Traitez les autres comme vous aimeriez qu’ils vous traitent et pensez des autres comme vous aimeriez qu’ils pensent de vous. Une sorte de prolongement de la Bible également. Acceptons les autres tels qu’ils sont et acceptons-nous nous-mêmes si nous nous surprenons à émettre un jugement, nous sommes juste humains…

71 : Un crime inconnu

L’auteur : Ernest Boissières
Période : 19ème siècle
Le roman : Un crime inconnu
1ère phrase : «Au printemps de 184., après tout un hiver consacré au travail et aux plaisirs, je me sentis pris d’un immense désir de villégiature, et je résolus de me fixer pour quelques mois à la campagne.»
Créativ’idée : Quand la fatigue nous guette, il est bon de savoir se retirer quelques minutes pour faire un break… je ne parle pas de plusieurs mois comme le narrateur 🙂 Mais à notre échelle, quelques minutes, c’est déjà bien. Prendre du temps pour soi, une douche chaude, un massage, un livre, une méditation près d’une bougie, une balade au grand air, tout pour mettre notre cerveau en off, l’espace d’un instant, c’est si bon de ne plus enchaîner les tâches, non ?

70 : La main froide

L’auteur : Fortuné du Boisgobey
Période : 19ème siècle
Le roman : La main froide
1ère phrase : «Le vieux quartier Latin a disparu avec la dernière grisette.»
Créativ’idée : J’emprunte au CNRTL une définition de la grisette : Jeune fille ou jeune femme de médiocre condition, ouvrière ou employée de maison de couture, de modes, etc… Sous le titre de Grisette, nous nous permettons de comprendre indifféremment couturières, modistes, fleuristes ou lingères, enfin tous ces gentils minois en cheveux, chapeaux, bonnets, tabliers à poches, et situés en magasins (Balzac, Œuvres div., t. 2, 1831, p. 277). Que sont devenues toutes ces jeunes filles ? Ont-elles été juste appelées autrement ? Sont-elles allées vivre leur vie légère dans un autre quartier ? Nous sommes alors vers 1870 et tout change à Paris. Toutes les modes passent de mode. Vaut-il mieux être à la mode et passer de mode ou bien être en marge de la mode et rester fidèle à soi ? Ne peut-on pas être fidèle à soi en étant à la mode ? Questions à laquelle chacun pourra répondre en son for intérieur 🙂

69 : À quoi tient l’amour ?

L’auteur : Emile Blémont
Période : 19ème siècle
Le roman : A quoi tient l’amour ?
1ère phrase : «Vers le commencement de juillet 1870, après une journée de soleil sans nuages, la petite ville picarde de Verval-sur-Orle, si calme et si riante, s’ouvrait à l’air tiède du crépuscule, où déjà flottait une caressante fraîcheur.»
Créativ’idée : A quoi tient l’amour ? Je me suis amusée à le voir comme tenu par un fil. Tu coupes ce fil et il s’envole. Toujours prendre soin de ceux qu’on aime, le faire tout de suite sans hésiter, sans attendre, sans remettre à demain. L’amour est là au fond de nous, partageons le. Vas-y ! Fonce !

68 : Les morts commandent

L’auteur : Vicente Blasco-Ibañez
Période : 20ème siècle
Le roman : Les morts commandent
1ère phrase : «Jaime Febrer se leva à neuf heures du matin. Mado Antonia, qui l’avait vu naître, servante pleine de respect pour son illustre famille, se contentait d’aller et de venir depuis une heure dans la chambre, pour tâcher de l’éveiller»
Créativ’idée : Le titre est lourd de sous-entendus, un peu comme si les vivants n’avaient pas leur mots à dire tant les morts présents autour d’eux avaient le contrôle de toute situation. Je préfère me bercer de l’illusion que je reste aux commandes et que je suis là de mon plein gré à taper ce court article que tu liras de ton plein gré et qui pourra ou non faire germer une idée… c’est tout ce que je te souhaite pour aujourd’hui 🙂

67 : 10 contes de loups

L’auteur : Jean-François Bladé
Période : 19ème siècle
Le roman : 10 contes de loups
1ère phrase : « En ce temps-là les bêtes parlaient. Voici 10 contes du beau pays gascon. Le Loup, la Chèvre, le Renard vivent ensemble dans les bois. Il vont à la foire avec les paysans. Tout ce monde ne s’entend pas toujours très bien. Le Renard est cruel, mais il sera puni. Quant au Loup, il est trop bête, tant pis pour lui ! Les gentils petits animaux, le Chat, la Poulette, l’Oie et même le Limaçon réussissent bien mieux leurs affaires.»
Créativ’idée : Quand le monde des Hommes est parfois trop complexe à cerner, qu’il est bon de s’immerger dans les contes populaires où tout paraît plus simple d’un coup. Mais, dans la vie, personne n’est tout gentil ou tout méchant, c’est une évidence. C’est dans cette zone floue qu’il faut savoir naviguer et tenter de focaliser sur les atouts de chacun de façon à avancer ensemble et pas les uns contre les autres. « Oui, mais » me diras-tu, « les autres ne font pas d’effort. » Fais comme si, un peu comme l’eau érode la pierre, les petits pas que tu feras produiront tôt ou tard leurs effets.

66 : Friquet

L’auteur : Marthe Bertin
Période : 19ème siècle
Le roman : Friquet
1ère phrase : « «S’il vous plaît, achetez-moi une corbeille!» La petite voix se faisait plaintive et traînante pour apitoyer les bonnes âmes; deux grands yeux bleus regardaient timidement à travers une broussaille de cheveux châtains; les petits pieds nus se posaient dans l’herbe, au hasard, sur le bord d’un fossé, tandis que, le nez en l’air et les bras tendus, un panier dans chaque main, le petit marchand répétait sans se lasser son refrain: «S’il vous plaît, achetez-moi une corbeille!»»
Créativ’idée : J’ai hésité entre « Frisquet » et « Friqué » pour illustrer le titre « Friquet » et finalement comme j’ai déjà mis des images de froid il y a quelques jours, je change et Money, Money, Money 🙂 Pièce après pièce, petite épargne fait son nid. Gripsou ou panier percé (subtile référence à la corbeille du petit marchand de la première phrase 🙂 ), chacun gère son argent comme sa vie. L’argent est une énergie, il faut qu’elle circule, disait à peu près en ces mots mon grand-père. Et vous, comment faites-vous circuler cette énergie ?

65 : Joli sosie

L’auteur : Sarah Bernhardt
Période : 20ème siècle
Le roman : Joli sosie
1ère phrase : « Le vent soufflait avec violence sur l’Atlantique et balançait de cadences successives le beau bateau La France, qui faisait route vers Le Havre.»
Créativ’idée : Une tempête alors que j’ai choisi une tendre image pour illustrer ce titre. Parfois le calme après la tempête, ok, c’était facile 🙂 En extrapolant le titre, je me suis pris à imaginer deux secondes la vie si j’avais un clone. Un film des années 80 se nommait Ma femme mes clones et moi, gentille comédie américaine dans laquelle un homme se faisait cloner pour profiter un peu du temps. Mais au final, je me dis que mon rythme de vie n’est pas encore suffisamment effréné pour que je veuille en déléguer une partie et si c’était le cas, je perdrais la connaissance de la partie déléguée alors à quoi bon ? Je préfère vivre à 110% qu’à 50% 🙂

64 : Paul et Virginie

L’auteur : Bernardin de Saint-Pierre
Période : 19ème siècle
Le roman : Paul et Virginie
1ère phrase : « Sur le côté oriental de la montagne qui s’élève derrière le Port-Louis de l’île de France, on voit, dans un terrain jadis cultivé, les ruines de deux petites cabanes.»
Créativ’idée : Première fois que je vois un livre de 340 pages avec un préambule de 130 pages… que je n’ai pas lu, juste parcouru, l’auteur avait beaucoup à commenter cette réédition. Pourquoi tenter de justifier ou de donner un contexte à ses écrits ? A mes yeux, cela reste la liberté de l’auteur et se trouve dans sa relation avec le lecteur. En imaginant que j’écrive un livre un jour, je préfèrerais laisser le lecteur découvrir par lui-même et se faire sa propre interprétation de ce que j’écris, quitte à se tromper sur le sens que je donnais initialement, pour respecter sa liberté de penser, même de façon erronée 🙂