69 : À quoi tient l’amour ?

L’auteur : Emile Blémont
Période : 19ème siècle
Le roman : A quoi tient l’amour ?
1ère phrase : «Vers le commencement de juillet 1870, après une journée de soleil sans nuages, la petite ville picarde de Verval-sur-Orle, si calme et si riante, s’ouvrait à l’air tiède du crépuscule, où déjà flottait une caressante fraîcheur.»
Créativ’idée : A quoi tient l’amour ? Je me suis amusée à le voir comme tenu par un fil. Tu coupes ce fil et il s’envole. Toujours prendre soin de ceux qu’on aime, le faire tout de suite sans hésiter, sans attendre, sans remettre à demain. L’amour est là au fond de nous, partageons le. Vas-y ! Fonce !

68 : Les morts commandent

L’auteur : Vicente Blasco-Ibañez
Période : 20ème siècle
Le roman : Les morts commandent
1ère phrase : «Jaime Febrer se leva à neuf heures du matin. Mado Antonia, qui l’avait vu naître, servante pleine de respect pour son illustre famille, se contentait d’aller et de venir depuis une heure dans la chambre, pour tâcher de l’éveiller»
Créativ’idée : Le titre est lourd de sous-entendus, un peu comme si les vivants n’avaient pas leur mots à dire tant les morts présents autour d’eux avaient le contrôle de toute situation. Je préfère me bercer de l’illusion que je reste aux commandes et que je suis là de mon plein gré à taper ce court article que tu liras de ton plein gré et qui pourra ou non faire germer une idée… c’est tout ce que je te souhaite pour aujourd’hui 🙂

67 : 10 contes de loups

L’auteur : Jean-François Bladé
Période : 19ème siècle
Le roman : 10 contes de loups
1ère phrase : « En ce temps-là les bêtes parlaient. Voici 10 contes du beau pays gascon. Le Loup, la Chèvre, le Renard vivent ensemble dans les bois. Il vont à la foire avec les paysans. Tout ce monde ne s’entend pas toujours très bien. Le Renard est cruel, mais il sera puni. Quant au Loup, il est trop bête, tant pis pour lui ! Les gentils petits animaux, le Chat, la Poulette, l’Oie et même le Limaçon réussissent bien mieux leurs affaires.»
Créativ’idée : Quand le monde des Hommes est parfois trop complexe à cerner, qu’il est bon de s’immerger dans les contes populaires où tout paraît plus simple d’un coup. Mais, dans la vie, personne n’est tout gentil ou tout méchant, c’est une évidence. C’est dans cette zone floue qu’il faut savoir naviguer et tenter de focaliser sur les atouts de chacun de façon à avancer ensemble et pas les uns contre les autres. « Oui, mais » me diras-tu, « les autres ne font pas d’effort. » Fais comme si, un peu comme l’eau érode la pierre, les petits pas que tu feras produiront tôt ou tard leurs effets.

66 : Friquet

L’auteur : Marthe Bertin
Période : 19ème siècle
Le roman : Friquet
1ère phrase : « «S’il vous plaît, achetez-moi une corbeille!» La petite voix se faisait plaintive et traînante pour apitoyer les bonnes âmes; deux grands yeux bleus regardaient timidement à travers une broussaille de cheveux châtains; les petits pieds nus se posaient dans l’herbe, au hasard, sur le bord d’un fossé, tandis que, le nez en l’air et les bras tendus, un panier dans chaque main, le petit marchand répétait sans se lasser son refrain: «S’il vous plaît, achetez-moi une corbeille!»»
Créativ’idée : J’ai hésité entre « Frisquet » et « Friqué » pour illustrer le titre « Friquet » et finalement comme j’ai déjà mis des images de froid il y a quelques jours, je change et Money, Money, Money 🙂 Pièce après pièce, petite épargne fait son nid. Gripsou ou panier percé (subtile référence à la corbeille du petit marchand de la première phrase 🙂 ), chacun gère son argent comme sa vie. L’argent est une énergie, il faut qu’elle circule, disait à peu près en ces mots mon grand-père. Et vous, comment faites-vous circuler cette énergie ?

65 : Joli sosie

L’auteur : Sarah Bernhardt
Période : 20ème siècle
Le roman : Joli sosie
1ère phrase : « Le vent soufflait avec violence sur l’Atlantique et balançait de cadences successives le beau bateau La France, qui faisait route vers Le Havre.»
Créativ’idée : Une tempête alors que j’ai choisi une tendre image pour illustrer ce titre. Parfois le calme après la tempête, ok, c’était facile 🙂 En extrapolant le titre, je me suis pris à imaginer deux secondes la vie si j’avais un clone. Un film des années 80 se nommait Ma femme mes clones et moi, gentille comédie américaine dans laquelle un homme se faisait cloner pour profiter un peu du temps. Mais au final, je me dis que mon rythme de vie n’est pas encore suffisamment effréné pour que je veuille en déléguer une partie et si c’était le cas, je perdrais la connaissance de la partie déléguée alors à quoi bon ? Je préfère vivre à 110% qu’à 50% 🙂

64 : Paul et Virginie

L’auteur : Bernardin de Saint-Pierre
Période : 19ème siècle
Le roman : Paul et Virginie
1ère phrase : « Sur le côté oriental de la montagne qui s’élève derrière le Port-Louis de l’île de France, on voit, dans un terrain jadis cultivé, les ruines de deux petites cabanes.»
Créativ’idée : Première fois que je vois un livre de 340 pages avec un préambule de 130 pages… que je n’ai pas lu, juste parcouru, l’auteur avait beaucoup à commenter cette réédition. Pourquoi tenter de justifier ou de donner un contexte à ses écrits ? A mes yeux, cela reste la liberté de l’auteur et se trouve dans sa relation avec le lecteur. En imaginant que j’écrive un livre un jour, je préfèrerais laisser le lecteur découvrir par lui-même et se faire sa propre interprétation de ce que j’écris, quitte à se tromper sur le sens que je donnais initialement, pour respecter sa liberté de penser, même de façon erronée 🙂

63 : Le Robinson de douze ans

L’auteur : Jeanne Sylvie Mallès de Beaulieu
Période : 19ème siècle
Le roman : Le Robinson de douze ans
1ère phrase : « Louis Francœur avait servi trente ans son pays avec honneur ; sa bravoure et sa bonne conduite lui avaient acquis l’estime de ses chefs ; sa franchise et sa gaieté l’avaient fait chérir de tous ses camarades.»
Créativ’idée : Etrange ce roman, je ne sais pas si c’est l’auteur qui l’a voulu ainsi ou l’éditeur, mais chaque chapitre est précédé des grandes lignes de ce qui va se passer. A quoi bon tout annoncer ? Plus de suspense… Dans la vie, personnellement, je préfère apprendre par moi-même chaque étape de ma vie. Et si on connaissait notre futur, ne serait-ce pas paralysant ? Tout serait tracé, pas de libre arbitre, pas de choix, brrr, ça me fait froid dans le dos 🙂 Là au contraire, il est possible de tâtonner, de se tromper, de réussir par soi-même… mais est-ce vraiment par nous-mêmes, n’y a-t-il pas quelque part une feuille de route que nous suivons malgré nous ? 🙂

62 : La ferme à Goron

L’auteur : Henri Beauclair
Période : 19ème siècle
Le roman : La ferme à Goron
1ère phrase : « Comme Cyrille Goron se promenait sur la berge, un homme passa qui lui tendit la main: –En v’là, un brouillard! Si c’était comme ça du côté d’Harfleur, y’a eu du mal à entrer dans la passe! C’est pas étonnant que l’Éclair soit en retard. V’là plus d’une heure que je l’attends!»
Créativ’idée : C’est amusant que dans mon précédent message, je parle de patience et ici encore l’auteur nous demande d’attendre. Nous voilà dans le brouillard. Un moment d’attente pour mieux rebondir. Parfois il faut juste savoir attendre et méditer.

61 : Le blé qui lève

L’auteur : René Bazin
Période : 20ème siècle
Le roman : Le blé qui lève
1ère phrase : « Le soleil déclinait. Le vent d’est mouillait la crête des mottes, activait la moisissure des feuilles tombées, et couvrait les troncs d’arbres, les baliveaux, les herbes sans jeunesse et molles depuis l’automne, d’un vernis résistant comme celui que les marées soufflent sur les falaises.»
Créativ’idée : Le blé qui lève demande, comme toute plante, de la patience pour grandir. Comme lui, nous devons développer notre patience car rien ne s’acquiert en un claquement de doigts en matière de leçon de vie. Patience dans les apprentissages et parfois l’impression de tourner en rond, mais cela fait partie de l’apprentissage.