78 : Les Hauts de Hurle-Vent

L’auteur : Emily Brontë
Période : 19ème siècle
Le roman : Les hauts des Hurlevent
1ère phrase : «1801. – Je viens de rentrer après une visite à mon propriétaire, l’unique voisin dont j’aie à m’inquiéter.»
Créativ’idée : Trop choupinou ce chien, oui, j’avoue, j’ai craqué 🙂 Il illustre parfaitement le vent et il pourrait même hurler s’il n’était pas si sage. Cela me permet de faire la transition sur la première phrase dans laquelle on sent de la peur ou de l’appréhension de la part de l’auteur. Si vous avez une situation qui vous inquiète, posez-vous la question :
– est-ce que je peux changer quelque chose dans cette situation ? Si oui, faites-le, sinon il n’y a pas à s’en faire, car vous n’avez pas la main. Ainsi fonctionne le lâcher prise et crée plus de sérénité. Une petite vidéo pour illustrer tout cela :
https://www.youtube.com/watch?v=9YRjX3A_8cM

77 : Le professeur

L’auteur : Charlotte Brontë
Période : 19ème siècle
Le roman : Le professeur
1ère phrase : «L’autre jour, en cherchant dans mes papiers, j’ai trouvé au fond de mon pupitre la copie suivante d’une lettre que j’ai écrite l’année dernière à un ancien camarade de collège.»
Créativ’idée : Des équations, un manuel, une besace, de quoi illustrer parfaitement bien le titre. Et pour la première phrase, elle m’a fait penser à une technique qui peut être utile quand on a l’impression de se trouver en panne dans notre vie. On peut imaginer que notre « moi de dans un an » écrit à notre « moi actuel » et nous dit comment il est sorti de l’épisode en cours, cela peut nous aider à voir un peu plus loin et à trouver des idées qui ne seraient pas venues d’elles-mêmes. Faites-vous confiance, c’est vous.

76 : Agnès Grey

L’auteur : Anne Brontë
Période : 19ème siècle
Le roman : Agnès Grey
1ère phrase : «Toutes les histoires vraies portent avec elles une instruction, bien que dans quelques-unes le trésor soit difficile à trouver, et si mince en quantité, que le noyau sec et ridé ne vaut souvent pas la peine que l’on a eue de casser la noix.»
Créativ’idée : Alors pourquoi cette image, j’ai fait un subtil (ou pas si subtil) mélange entre le nom de l’auteur et le nom de l’héroïne pour tomber sur Agnès B. Ses jolis petits cardigans et je n’ai trouvé que ce gilet pour l’illustrer. Il m’a paru sympa uniquement grâce à l’étincelle qu’il a allumé sous mes yeux. L’étincelle de la créativité, l’étincelle du bonheur. Gardons bien cette petite étincelle au fond de nous pour toujours trouver l’Idée 🙂

75 : Le bonheur à cinq sous

L’auteur : René Boylesve
Période : 20ème siècle
Le roman : Le bonheur à cinq sous
1ère phrase : «Un jeune ménage rêvait à une maison de campagne.»
Créativ’idée : Le bonheur : gratuit ou ça n’a pas de prix ? je dirais les deux. Mais le plus important à retenir, c’est que votre bonheur ne dépend que de vous. Il vous suffit de le décider. Souriez et vous êtes heureux.

74 : Le tour du monde d’un gamin de Paris

L’auteur : Louis Boussenard
Période : 19ème siècle
Le roman : Le tour du monde d’un gamin de Paris
1ère phrase : «–À moi!… s’écria d’une voix étouffée le timonier sans lâcher la barre, bien qu’il eût le col furieusement étreint par les deux griffes crochues d’un noir.»
Créativ’idée : Quoi de plus joli que la première étoile qui s’allume dans le ciel ? C’est à cela que m’a fait penser cette image. Je travaille dans une grande ville, mais certains soirs d’hiver quand il fait bien froid et que le ciel est dégagé, le ciel nous offre quelques étoiles, une jolie récompense après une journée de travail. Regarder les étoiles m’apaise…

73 : Le danseur mondain

L’auteur : Paul Bourget
Période : 20ème siècle
Le roman : Le danseur mondain
1ère phrase : «– Voulez-vous nous rejouer ce Fox-blues, mademoiselle Morange ? dit le maître de danse à la jeune femme assise au piano dans le petit salon d’hôtel qui servait à cette leçon.»
Créativ’idée : La danse et la musique comme un échappatoire pour les corps et les esprits : dans le contexte de ce livre, c’est juste après la Grande Guerre. Pour nous, c’est plus léger, cela peut être à la fin de la semaine ou à la fin de la journée. Nous avions un rituel quand les enfants étaient petits juste après le gouter du mercredi après-midi. Nous mettions U2 ou d’autres chansons rock et nous dansions tous les trois comme des petits fous. Beaucoup de bien, et un sourire en y repensant.

72 : Contes à mes petites amies

L’auteur : Jean-Nicolas Bouilly
Période : 19ème siècle
Le roman : Contes à mes petites amies
1ère phrase : «C’est une grande erreur et souvent une grand injustice, que de juger des personnes qu’on rencontre dans le monde d’après leur extérieur.»
Créativ’idée : Ah ! quelle jolie phrase ! J’approuve totalement. Nous connaissons si peu les personnes que nous rencontrons, que nous côtoyons, même parfois nos proches nous paraissent inconnus dans certaines de leurs réactions. Gardons-nous de les juger, ni sur leur apparence, ni sur leurs actions. Nous ne connaissons rien de leur manière de penser et pour ceux qui ne nous sont pas proches, nous ne connaissons pas leur vie. Je crois que c’est Napoleon Hill qui disait : Traitez les autres comme vous aimeriez qu’ils vous traitent et pensez des autres comme vous aimeriez qu’ils pensent de vous. Une sorte de prolongement de la Bible également. Acceptons les autres tels qu’ils sont et acceptons-nous nous-mêmes si nous nous surprenons à émettre un jugement, nous sommes juste humains…

71 : Un crime inconnu

L’auteur : Ernest Boissières
Période : 19ème siècle
Le roman : Un crime inconnu
1ère phrase : «Au printemps de 184., après tout un hiver consacré au travail et aux plaisirs, je me sentis pris d’un immense désir de villégiature, et je résolus de me fixer pour quelques mois à la campagne.»
Créativ’idée : Quand la fatigue nous guette, il est bon de savoir se retirer quelques minutes pour faire un break… je ne parle pas de plusieurs mois comme le narrateur 🙂 Mais à notre échelle, quelques minutes, c’est déjà bien. Prendre du temps pour soi, une douche chaude, un massage, un livre, une méditation près d’une bougie, une balade au grand air, tout pour mettre notre cerveau en off, l’espace d’un instant, c’est si bon de ne plus enchaîner les tâches, non ?

70 : La main froide

L’auteur : Fortuné du Boisgobey
Période : 19ème siècle
Le roman : La main froide
1ère phrase : «Le vieux quartier Latin a disparu avec la dernière grisette.»
Créativ’idée : J’emprunte au CNRTL une définition de la grisette : Jeune fille ou jeune femme de médiocre condition, ouvrière ou employée de maison de couture, de modes, etc… Sous le titre de Grisette, nous nous permettons de comprendre indifféremment couturières, modistes, fleuristes ou lingères, enfin tous ces gentils minois en cheveux, chapeaux, bonnets, tabliers à poches, et situés en magasins (Balzac, Œuvres div., t. 2, 1831, p. 277). Que sont devenues toutes ces jeunes filles ? Ont-elles été juste appelées autrement ? Sont-elles allées vivre leur vie légère dans un autre quartier ? Nous sommes alors vers 1870 et tout change à Paris. Toutes les modes passent de mode. Vaut-il mieux être à la mode et passer de mode ou bien être en marge de la mode et rester fidèle à soi ? Ne peut-on pas être fidèle à soi en étant à la mode ? Questions à laquelle chacun pourra répondre en son for intérieur 🙂