54 : Les Diaboliques

L’auteur : Jules Barbey d’Aurevilly
Période : 19ème siècle
Le roman : Les diaboliques
1ère phrase : « Il y a terriblement d’années, je m’en allais chasser le gibier d’eau dans les marais de l’Ouest, – et comme il n’y avait pas alors de chemins de fer dans le pays où il me fallait voyager, je prenais la diligence de *** qui passait à la patte d’oie du château de Rueil et qui, pour le moment, n’avait dans son coupé qu’une seule personne.»
Créativ’idée : La diligence et la chasse ne m’ont pas beaucoup inspirées, j’avoue. Le titre par contre, beaucoup plus, que j’ai évoqué par le feu. Le bien, le mal : 50-50. J’aimerais que cela penche plutôt vers le bien mais comment apprécier le bonheur s’il n’y a pas de moments moins heureux, c’est ainsi que je supporte les aléas quand ils se présentent. Diaboliques également pour ce que cela inspire de peur et rien de tel que la peur pour empêcher d’évoluer, pour rester là terré. Se débarrasser de ses peurs, c’est se libérer de ses chaînes, c’est aller de l’avant. On a souvent peur de choses que l’on ne maitrise pas, alors si on ne les maitrise pas, pourquoi s’en faire ? quoiqu’il se passe nous n’avons pas de prise, alors autant lâcher prise

53 : L’assassinat du Pont-Rouge

L’auteur : Charles Barbara
Période : 19ème siècle
Le roman : L’assassinat du Pont-Rouge
1ère phrase : « Dans une chambre claire, inondée des rayons du soleil d’avril, deux jeunes gens déjeunaient et causaient.»
Créativ’idée : Je ne suis pas parvenue à obtenir l’image que j’avais en tête pour illustrer au mieux cette phrase. Alors j’ai appelé la fée Créativité, ma copine et elle m’a soufflé l’idée du pont… Facile, ok 🙂 Cette situation est la parfaite illustration dont je gère les soucis. Un souci me bloque dans ce que je souhaite faire, je tente 30 secondes de le prendre de face et si cela fonctionne, c’est parfait, sinon je le contourne et je réussis à le désamorcer.

52 : Un blessé

L’auteur : Adolphe Badin
Période : 19ème siècle
Le roman : Un blessé
1ère phrase : « Cette nuit-là, le froid était épouvantable.»
Créativ’idée : Mon cerveau est mon meilleur ami. 🙂 Il suffise que je lise cette phrase ou que je regarde cette image et j’ai aussitôt des frissons. Pratique un jour de canicule. Et en attendant comment utiliser ce potentiel ? Par la visualisation, encore et encore, se mettre en situation à l’avance, se voir en train de faire quelque chose, s’imaginer ce qu’on dira, ce qu’on ressentira. Se voir soi et se voir avec ses propres yeux pour être à la fois acteur et spectateur de cette situation à venir. Rien de mieux pour l’organiser au mieux et être plus à l’aise quand elle viendra. Et rien de tel pour booster sa confiance en soi.

51 : Le roi du Klondike

L’auteur : Raymond Auzias-Turenne
Période : 1901
Le roman : Le roi du Klondike
1ère phrase : « Les dieux ne sont pas morts ; seulement, pour nous punir d’avoir perdu la foi, ils ont quitté la terre, et la triste planète s’en va, se refroidissant toujours, de par l’éternité.»
Créativ’idée : Les deux premiers chapitres de ce livre… (éh oui, j’ai cédé à la tentation de lire plus que la première phrase afin de voir où l’auteur m’emmenait)… donnent un avant-goût de la série Mad Men (j’ai juste vu les premiers épisodes, mais ils m’ont donné la même impression). Une monde d’hommes, la bourse et une très jolie femme qui se trouve au milieu de cela. Un rythme enlevé, léger. L’image que j’ai choisie évoque à la fois les dieux de la première phrase et le roi du titre, le soleil reprend l’or de sa couronne. Le rythme est plus grave pour le reste du livre. Cependant ces deux chapitres m’ont conné le cœur léger (et soit dit en passant : je viens de passer 50 articles en 50 jours – la créativité est un art qui s’exerce au quotidien auto-congratulations 🙂 )

50 : Persuasion

L’auteur : Jane Austen
Période : 19ème siècle
Le roman : Persuasion
1ère phrase : « Sir Walter Elliot, de Kellynch-Hall, dans le comté de Somerset, n’avait jamais touché un livre pour son propre amusement, si ce n’est le livre héraldique.»
Créativ’idée : Ah le pauvre homme. Vivre sans livres. Les livres sont des amis. Ils véhiculent des idées, des rêves et même des pays lointains ou imaginaires. Lire ouvre des espaces illimités. Et même si l’on n’aime pas lire, les livres audios sont maintenant une béquille pour s’ouvrir au monde malgré tout. Chaque mot est un monde à lui seul et un livre peut t’aider à soigner n’importe quelle émotion, il suffit de sélectionner le bon, il te rendra plus fort. Invite un livre dans ta vie dès aujourd’hui. Ai-je fait preuve de persuasion ? 🙂

49 : Contes de fées

L’auteur : Marie Catherine, comtesse d’Aulnoy
Période : 17ème siècle
Le roman : Contes de fées
1ère phrase : « Une jeune princesse d’une beauté infinie, était souveraine d’une île où rien ne manquait de ce qui fait les désirs de tous les hommes ; les maisons y étaient couvertes de lames d’or, et les temples et les palais en étaient pavés.»
Créativ’idée : La vie parfaite sur cette île ? Probablement car c’est un conte de fées 🙂 La tienne est-elle à la hauteur de tes espérances ? Pas encore ? Alors je te propose de placer toute ton énergie en toi et de parier sur toi. Forme-toi, lis, apprends, développe tes capacités, entretiens tes connaissances… Il n’y a que comme ça que tu progresseras

48 : Le midi bouge

L’auteur : Paul Arène
Période : 19ème siècle
Le roman : Le midi bouge
1ère phrase : « Il faut moins que rien, en vérité! pour changer parfois au réveil les dispositions intimes de l’heureux possesseur d’un Moi tant soit peu subtil et précieux.»
Créativ’idée : J’ai choisi cette photo pour deux raisons : d’une part, c’était une danseuse et cela renvoyait au titre du roman avec le mouvement et d’autre part, le nombril, car c’est l’ego qui ressort de cette analyse très courte sur le Moi dans la première phrase. L’auto-analyse dès le réveil aurait tendance à alourdir le début de journée. « Comment, vas-tu, Moi ? » S’ouvrir aux autres, s’ouvrir à la vie à l’extérieur de soi, se rendre utile, se sentir utile, voilà de quoi éclairer une journée… Sortir de son Moi, une expérience à vivre 🙂

47 : Ariane, jeune fille russe

L’auteur : Claude Anet
Période : 19ème siècle
Le roman : Ariane, jeune fille russe
1ère phrase : « Un ciel d’une limpidité presque orientale, un beau ciel clair, lumineux, bleu comme une turquoise de Nichapour, s’étendait au-dessus des maisons et des jardins de la ville encore endormie.»
Créativ’idée : Ce roman a été adaptée au cinéma en 1957 par Billy Wilder, avec, comme interprètes principaux, Audrey Hepburn, Gary Cooper et Maurice Chevalier. Je n’ai pu échapper à l’envie de revoir quelques photos d’Audrey Hepburn, sa classe, son élégance. Qu’elle était jolie, brillante. Je lui laisse le mot de la fin en la citant « Nothing is impossible. The word itself says I’m possible ». Tout est possible…

46 : Contes

L’auteur : Hans Christian Andersen
Période : 19ème siècle
Le roman : Contes
1ère phrase : « Il y avait une fois vingt-cinq soldats de plomb, tous frères, car ils étaient nés d’une vieille cuiller de plomb.»
Créativ’idée : Monsieur Andersen, s’il vous plait. Oui, oui, je reçois aussi des auteurs encore connus 🙂 Cette première phrase m’a déjà orientée vers les rapports entre frères mais là, 25, je me suis sentie un peu dépassée par le nombre. Alors j’ai pensé que le plus important était de me concentrer sur la source, la cuillère. Quand la vie nous chamboule, nous désoriente, quoi de plus salutaire qu’un retour aux sources. Quelque soit ce port d’attache, qu’il soit sur Terre ou juste dans notre tête, nous avons besoin de cet endroit calme où tout est en harmonie, et où nous pouvons poser nos valises pour nous ressourcer.